Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 10:12

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                     Tu me manques, sais tu, toi qui as su dire les mots qui apaisaient mon âme, toi dont la langue est un diamant, tu me manques, tu sais...

                     Tes mots me manquent, sais tu, toi qui as su les dire comme des caresses qui apaisaient les brûlures enflammées par ce monde, tes mots me manquent, tu sais...

                     Ta lumière me manque, sais tu et l'éclairement de mon âme en chemin vascille sur des ornières ombres, ta lumière me manque, tu sais...

                     Ton amour me manque, sais tu,  l'intemporel de notre histoire en suspend me laisse orphelin de toi, ton Amour ma manque, tu sais...

                     Ta non matérialité près de moi me manque, sais tu, nos voyages sur les mondes, l'un près de l'autre, ensembles, me manquent, tu sais...et nos regards dans les flaques d'eau comme des boules de christal nous envoyant vers de lointaines contrées juste à portée de nous, me manque, tu sais...

                      Nos vibrations unies, survolant les montagnes et les siècles, coeur contre coeur, pensée contre pensée, lumière à deux, de deux, me manque, tu sais.

                      Tes mots me manquent, sais tu, ils posaient sur moi des sourires oubliés, des fêtes de partage comme des desserts et des senteurs d'encens, tes mots me manquent, tu sais...Ils avaient les couleurs d'emballages de cadeaux offerts dans un monde où l'on n'offre plus, ils avaient la douceur des fruits juteux dans une sécheresse désertique, ils avaient la désaltérance des ruisseaux sur une terre sèche et arride ils avaient l'essence de l'esenciel, oublié de ce monde...

                       Tes mots me manquent,  sais tu...

 

Serge Palaric.

                     

 

 

Par jcg35r
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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 12:34

Chaines

 

 

 

                           Je me sens libre dans ce monde ficelé de chaînes de coin en coin, monde entravé de préjugés, de lois, de manières.

                           Je me sens libre dans ma tête, mon coeur et mon âme, insoumis désitant vivre au gré du temps, des vents et des marées.

                           Je me sens libre et brisé de vos chaînes, je me sens libre come l'air et le papillon, je me sens libre de penser, d'aimer et de vivre.

                           Je me sens libres et j'ai peur de vos chaînes,

                           Je me sens libre et popurtant, j'ai peur que cette Liberté devienne ma prison,

                           Je me sens libre et prisonnier de ma Liberté dans vos mondes de chaînes enchaînées.

 

Serge Palaric

Par jcg35r - Communauté : TRIBU LIBRE
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Dimanche 7 août 2011 7 07 /08 /Août /2011 08:02

ruine

 

 

                Chaque matin, mes pas me conduisent au bout de ce petit chemin, à travers la garigue. Ce sentier de terre sèche, bordé d'arbustes et de fleurs sauvages m'ouvre alors un écrin de nature, de bois morts à même les pierres où mes pas se posent.

                 Le soleil, déjà haut dans le ciel, de ses rayons chaleureus sur les plantes et les arbres, m'offre des odeurs incomparables de volupté, de finesse, de légèreté, d'aromates et de piments. Ce coin arride et sec vers lequel je m'échappe me rappelle à moi même. C'est là, en cet endroit, que je me laisse aller à la méditation et la prière, faisant partie d'un même corps avec cette nature belle et rebelle. Un terrain désertique de terre noire et rouge descendant par pallier vers les épines et les taillis aux travers desquels je ne puis plus avancer. Cette végétation dure et sans pitié me fait barrage.

                 Pourtant, je descends jusqu'à la ruine en me piquant le dos et les mains, je prends garde aux serpents et j'approche les murs à demi écroulés.

                 J'aime cette ruine, ses murs de pierres sèches, demi debout, demi à terre. La végétation est entrée dans ce qui était sans doute une ancienne bergerie, une petite bicoque au coeur de la Provence dont les ouvertures en arche sont encore debout. Le millepertuis s'épanoui à profusion dans la racaille et le rouge brun de cet endroit désertique.

                  Tout autour de cette ancienne demeure devenue fantomatique au beau milieu de cette nature et des restes d'oliviers ne donnant plus, l'odeur de menthe s'insinue dans mes narines et me monte à la tête. Je passe mes mains dans les talées de feuilles et je respire cette odeur superbe et douce, jusqu'à ce qu'elle s'échappe de mes doigts que je replonge de nouveau dans ces senteurs paradisiaques.

                   Les arômes de thym sauvage et de serpolet me ravissent, j'en ramasse un bouquet que je respire avec bonheur, et je m'étend sur une longue pierre, à même la terre.

                   Je suis bien, je me sens fondre et épouser cette nature, nous ne faisons qu'un, je ne suis plus un corps étranger mais nous sommes, elle et moi, d'une même osmose, d'une même participation au monde, d'une même création, se complètant l'un, l'autre et vivant nos rencontres et nos épousailles pour fusionner plus loin, dans l'universaité.*

                   Je me sens bien, ces moments de repos et de communion avec cette nature sont si beaux, si doux, si parlants, ils me procuent une sereinité intense et sans doute les plus beaux moments où la perception se multiplie, s'intensifie pour n'être qu'u avec le monde et celuyi qui l'a fait...Merci.

                   Mon bouquet de millepertuis à la main, je suis comme à un rendez vous galant, cette sensation me plait bien elle me va bien, un rendez vous galant, dans ce coin de paradis, quelle merveille, se retrouver dans un livre de Colette, peut être " le blé en herbe " ... Puis surgit au détour du sentier un garçon au pas de course, juste le temps de le regarder il est passé, et mes yeux courrent sur son dos qui s'éloigne...Dix sept, dix huit ans...l'âge où Rimbault pensait qu'on était pas sérieux, où l'on buvat des books et de limonade...en cet instant où passe ce garçon, je me balade entre mes dix sept ans et le jour qu se fait...je n'ai pas d'âge, seul mon esprit vagabonde.

 

Serge Palaric.

 

 

Noisette


             

Par jcg35r
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Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 22:22

 

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                Vivre dans cette nature demi sauvage et à demi nu, mon corps embrasse la terre, faisant lit de ses pierres. Le feu du soleil, dans ses obliques ricoche et me chauffe le coeur, il pénètre et impeigne sur moi des couleurs souvenir que je garderai, le temps d'un autre temps.

                 Un papillon jaune, d'envol en envol se ballade dans les branches, et, de pause en pause, visite les fleurs...

                  Les abeilles butinent le suc des plantes, amassant des nectards qui donneront plus tard les parfums des miels...Sur le chemin, de petits arbustes aux fleurs ayant vécues m'apportent des odeurs sucrées malangeant l'ajonc et l'abricot.

                   Les figuiers, de leurs parfums, me rappellent que les fruits sont presque mûrs, et que bientôt, je pourrai me hisser sur la pointe des pieds  pour cueillir leurs figues, fraîches et désaltérantes, gorgées de soleil.

                   Les cigales crissent dans les arbres, elles me rappellent la chaleur du soleil qui glisse sur ma peau...un souffle de vent léger me caresse...

 

                    Que me manque-t-il ici, juste là, pour que mon bonheur soit à son comble et que mon épanouissement soit parfait...rien, presque rien, sans doute le regard d'un autre qui aurait saisi mes sensations et mes pensées, mes envies aussi...le regard d'un double prolongeant la promenade d'un papillon et respirant les odeurs d'ajoncs et d'abricots, s'ennivrant des figuiers et s'émerveillant à regarder les baies de genévriers...le regard d'un autre aux doigts doux et agiles qui, sous le soleil carresserait ma peau, dans une nature écrin de deux corps s'enlaçant...nature écrin de deux corps s'enivrant... et nature éphémère de deux soufles en suspend, prolongeant le tremps...

                     le temps ?.


Serge Palaric.

                  

Par jcg35r - Communauté : TRIBU LIBRE
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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 09:50

 

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Par jcg35r
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