Vous souvenez vous de ce soir là, face à la lune, où vous fûtes si doux rêveur que l'astre venu vous caresser effleura votre joue, couleur d'un lointain continent ...Vous souvenez vous, cher tendre et doux, de vos yeux demi clos, fixant les étoiles et offrant votre corps et votre nudité au vent...Vous souvenez vous encore, tendre Ami de tous ces clins d'oeil d'étoiles, vous subgérant l'étal sur l'herbe verte et fraichisante...Vous souvenez vous encore, tendre et doux joli, de votre émoi sous la voix lacté... rappelez vous le désir s'enhardissant de votre sexe bandé...Déjà les sensations s'estompent, les voiles se referment...ce fut donc cette autre vie, dont nous parlions, aux abords d'un autre monde, assis sur les marches de l'éternité...Sans doute, sans doute était ce cela, juste à la lisière du désincarnement du monde, là ou les âmes se recherchent pour frémir loin, dan sl'inter sidéral...oui, c'est celà, dans l'inter sidéral...mais j'oublie...j'oublie...j'oublie...
Serge.
Comme le peintre et tous artiste, celui qui écrit a besoin d'un support pour se projeter dans l'espace de son inconscient, parmi les dédales et
les couloirs du temps, là ou, justement, le temps n'existe pas, seul un état demi conscient qui ramène l'inconscient au conscient me fait le tranposer en ces lignes. Une étoile, une photo, une
lumière pour décoller, sans artifice, juste simplement par vouloir se laisser aller à une sorte de transe qui vous empare et vous embarque loin des réalités futiles et matérialistes...
